Ephémérides du citoyen ou bibliothèque raisonnée des sciences morales et politiques.
1769. Tome XI.

 

RÉFLEXIONS sur la formation & la distribution des richesses,
par Mr. X.

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§. PREMIER. Impossibilité du Commerce dans la supposition d'un partage égal des terres, ou chaque homme n'auroit que ce qu'il lui faudroit pour se nourrir. 14

§. II. L'hypothèse ci-dessus n'a jamais existé, & n'auroit pu subsister. La diversité des terreins & la multiplicité des besoins amenent l'échange des productions de la terre contre d'autres productions. 15

§ III. Les productions de la terre exigent des préparations longues & difficiles, pour être rendues propres aux besoins de l'homme. 17

§. IV. La nécessité des préparations amene l'échange des productions contre le travail. 19

§. V. Prééminence du Laboureur qui produit, sur l'Artisan qui prépare. Le Laboureur est le premier mobile de la circulation des travaux ; c'est lui qui fait produire a la terre le salaire de tous les Artisans. 20

§. VI. Le salaire de l'Ouvrier est borné, par la concurrence entre les Ouvriers, a sa subsistance. Il ne gagne que sa vie. 23

§. VII. Le Laboureur est le seul dont le travail produise au-delà du salaire du travail. Il est donc l'unique source de toute richesse. 24

§. VIII. Premiere division de la société en deux classes : l'une productrice, ou des cultivateurs; l'autre stipendiée, ou des Artisants. 25

§. IX. Dans le premiers tems, le Propriétaire n'a pas dû être distingué du Cultivateur. 26

§. X. Progrès de la société; toutes les terres ont un maître. 28

§. XI. Les Propriétaires commencent a pouvoir se décharger du travail de la culture sur des Cultivateurs salariés. 28

§. XII. Inégalité dans le partage des propriétés : causes qui la rendent inévitable. 29

§. XIII. Suite de l'inégalité : le Cultivateur distingué du Propriétaire. 32

§. XIV. Partage des produits entre le Cultivateur & le Propriétaire. Produit net ou revenu. 33

§. XV. Nouvelle division de la Société en trois classes, des Cultivateurs, des Artisans & des Propriétaires, ou classe productrice, classe stipendiée, & classe disponible. 34

§. XVI. Ressemblance entre les deux classes laborieuses ou non disponibles. 35

§. XVII. Différence essentielle entre ces deux classes laborieuses. 36

§. XVIII. Cette différence autorise leur distinction en classe productrice & classe stérile. 38

§. XIX. Comment les Propriétaires peuvent tirer le revenu de leurs terres. 39

§. XX. Premiere maniere : culture par des hommes salariés. 39

§. XXI. Autre maniere, qui est très mauvaise, qui a malheureusement été très générale dans des Siècles de barbarie, & qui à la honte du genre humain existe encore dans beaucoup de pays, qui ne sont ni éclairés ni bien civilisés. 41

§. XXII. Portion que la nature assure aux Cultivateurs, même esclaves, sur le produit de leurs travaux. 43

§. XXIII. Combien la culture exécutée par les esclaves est peu profitable & chere pour le maître & pour l'humanité. 44

§. XXIV. La culture par esclaves ne peut subsister dans les grandes Sociétés. 46

§. XXV. L'esclavage de la glêbe succede à l'esclavage proprement dit. 47

§. XXVI. Le vasselage succede a l'esclavage de la glêbe, & l'esclave devient propriétaire. Troisieme maniere ; aliénation du fonds a la charge d'une redevance. 48

§. XXVII. Quatrieme maniere ; Colonage partiaire. 49

§. XXVIII. Cinquième maniere. Fermage ou louage des Terres. 51

§. XXIX. Cette derniere méthode est la plus avantageuse de toutes, mais elle suppose un pays déja riche. 53

§. XXX. Récapitulation des différentes manieres de faire valoir les terres. 54


1769. Tome XII

SUITE des Réflexions sur la Formation & la Distribution des Richesses, par Mr. X.

§. XXXI. Des capitaux en général & du revenu de l'argent. 31

§. XXXII. De l'usage de l'or & de l'argent dans le commerce. 32

§. XXXIII. Naissance du Commerce. Principe de l'évaluation des choses commerçables.

§. XXXIV. Comment s'établit la valeur courante dans l'échange des marchandises. 35

§. XXXV. Le Commerce donne a chaque marchandise une valeur courante, relativement à chaque autre marchandise, d'ou il suit que toute marchandise est l'équivalent d'une certaine quantité de toute autre marchandise, & peut être regardée comme un gage qui la représente. 37

§. XXXVI. Chaque marchandise peut servir d'échelle ou de mesure commune pour y comparer la valeur de toutes les autres. 38

§. XXXVII. Toute marchandise ne présente pas une échelle des valeurs également commode. On a dû préférer, dans l'usage, celles qui n'étant pas susceptibles d'une grande différence dans la qualité ont une valeur principalement relative au nombre ou à la quantité. 40

§. XXXVIII. Au défaut de l'exacte correspondance entre la valeur & le nombre ou la quantité, on y supplée par une évaluation moyenne qui devient une espece de monnoye ideale. 42

§. XXXIX. Exemples de ces évaluations moyennes qui deviennent une expression idéale des valeurs. 44

§. XL. Toute marchandise est un gage représentatif de tous les objets du Commerce ; mais plus ou moins commode dans l'usage, suivant qu'elle est plus ou moins facile à transporter & a conserver sans altération. 46

§. XLI. Toute marchandise a les deux propriétés essentielles de la monnoie, de mesurer & de représenter toute valeur : et, dans ce sens, toute marchandise & [sic] monnoie. 47

§. XLII. Réciproquement, toute monnoie est essentiellement marchandise. 48

§. XLIII. Différentes matieres ont pû servir & ont servi de monnoie usuelle. 49

§. XLIV. Les Métaux, & sur-tout l'or & l'argent, y sont plus propres qu'aucune autre substance ; & pourquoi. 50

§. XLV. L'or & l'argent sont constitués, par la nature des choses, monnoie & monnoie universelle ; indépendamment de toute convention & de toute loi. 53

§. XLVI. Les autres métaux ne sont employés a ces usages que subsidiairement. 54

§. XLVII. L'usage de l'or & de l'argent comme monnoie en a augmenté la valeur comme matiere. 55

§. XLVIII. Variations dans la valeur de l'or & de l'argent comparés avec les autres objets du Commerce & entr'eux.

§. XLIX. L'usage des paiements en argent a donné lieu a la distinction entre le Vendeur & l'Acheteur. 58

§. L. L'usage de l'argent a beaucoup facilité la séparation des divers travaux entre les différents Membres de la Société. 59

§. LI. De la réserve des produits annuels, accumulés pour former des capitaux.

§. LII. Richesses mobiliaires, amas d'argent. 60

§. LIII. Les richesses mobiliaires sont un préalable indispensable pour tous les travaux lucratifs. 62

§. LIV. Nécessité des avances pour la culture. 63

§. LV. Premieres avances fournies par la terre encore inculte. 64

§. LVI. Bestiaux, richesse mobiliaire antérieure même à la culture des terres. 66

§. LVII. Les richesses mobiliaires ont une valeur échangeable contre la terre elle-même. 67

§. LVIII. Evaluation des terres par la proportion du revenu avec la somme des richesses mobiliaires, ou la valeur contre laquelle elles sont échangées : cette proportion est ce qu'on appelle le denier du prix des terres. 69

§. LIX. Tout capital en argent, ou toute somme de valeur quelconque, est l'équivalent d'une terre produisant un revenu égal à une portion déterminée de cette somme. Premier emploi des capitaux. Achât d'un fond de terre. 71

§. LIX. Autre emploi de l'argent en avances des entreprises de fabrication & d'industrie. 73

§. LXI. Développements sur l'usage de l'avance des capitaux dans les entreprises d'industrie, sur leur rentrée & sur le profit qu'elles doivent rapporter. 74

§. LXII. Subdivision de la Classe stipendiée industrieuse, en Entrepreneurs, capitalistes & simples Ouvriers. 78

§. LXII. Autre emploi des capitaux en avances des entreprises d'Agriculture. Développement sur l'usage, la rentrée & les profits indispensables des capitaux dans les entreprises d'Agriculture. 79

§. LXIV. La concurrence des Capitalistes Entrepreneurs de culture établit le prix courant des fermages, & la grande culture. 82

§. LXV. Le défaut de Capitalistes Entrepreneurs de culture, borne l'exploitation des terres à la petite culture. 83

§. LXVI. Subdivisions de la Classe des Cultivateurs en Entrepreneurs ou Fermiers, & simples Salariés, Valets ou Journaliers. 84

§. LXVII. Quatrieme emploi des capitaux en avance des entreprises de Commerce. Nécessité de l'interposition des Marchands proprement dits entre les Producteurs de la denrée & les Consommateurs. 85

§. LXVIII. Différents ordres de Marchands. Tous ont cela de commun, qu'ils achetent pour revendre ; & que leur trafic roule sur des avances qui doivent rentrer avec profit pour être de nouveau versées dans l'entreprise. 89

§. LXIX. Véritable notion de la circulation de l'argent. 92

§. LXX. Toutes les entreprises de travaux, surtout celles de fabrique & de commerce, n'ont pu être que très bornées avant l'introduction de l'or & de l'argent dans le commerce. 94

§. LXXI. Les capitaux étant aussi nécessaires à toutes les entreprises que le travail & l'industrie, l'homme industrieux partage volontiers les profits de son entreprise avec le Capitaliste qui lui fournit les fonds dont il a besoin. 96

§. LXXII. Cinquieme emploi des capitaux : le prêt a intérêt. Nature du prêt. 97


1770. Tome Premier.

SUITE & fin des Réflexions sur la Formation & la Distribution des Richesses, dont le commencement se trouve dans les Volumes précédents.

 

§. LXXIII. Fausses idées sur le prêt à intérêt. 114

§. LXXIV. Vrai fondement de l'intérêt de l'argent. 115

§. LXXV. Le taux de l'intérêt ne doit être fixé que, comme celui de toutes les marchandises, par le seul cours du commerce. 117

§. LXXVI. L'argent a dans le commerce deux évaluations distinctes : l'une exprime la quantité d'argent qu'on donne pour se procurer les différentes especes de denrées ; l'autre exprime le rapport d'une somme d'argent à l'intérêt qu'elle procure suivant le cours du commerce. 119

§. LXXVII. Ces deux évaluations sont indépendantes l'une de l'autre, & sont réglées par des principes tout differens. 120

§. LXXVIII. Dans l'évaluation de l'argent comparé aux denrées, c'est l'argent considéré comme métal qui est l'objet de l'appréciation. Dans l'évaluation du denier de l'argent, c'est l'usage de l'argent pendant un tems déterminé qui est l'objet de l'appréciation.134

§. LXXIX. Le prix de l'intérêt dépend immédiatement du rapport de la demande des emprunteurs avec l'offre des prêteurs; & ce rapport dépend principalement de la quantité de richesses mobiliaires accumulées par l'épargne des revenus & des produits annuels pour en former des capitaux, soit que ces capitaux existent en argent ou en tout autre genre d'effets ayant une valeur dans le commerce.136

§. LXXX. L'esprit d'économie dans une nation augmente sans cesse la somme des capitaux ; le luxe tend sans cesse à les détruire.138

§. LXXXI. L'abaissement de l'intérêt prouve qu'en général l'économie a prévalu, dans l'Europe, sur le luxe. 139

§. LXXXII. Récapitulation des cinq différentes manieres d'employer les capitaux. 141

§. LXXXIII. Influence des différents emplois de l'argent les uns sur les autres. 142

§. LXXXIV. L'argent placé en terre doit rapporter moins.

§. LXXXV. L'argent prêté doit rapporter un peu plus que le revenu des terres acquises avec un capital égal. 24 [sic]

§. LXXXVI. L'argent placé dans les entreprises de culture, de fabrique & de commerce, doit rapporter plus que l'intérêt de l'argent prêté. 144

§. LXXXVII. Cependant les produits de ces différents emplois se limitent les uns par les autres, & se maintiennent malgré leur inégalité dans une espece d'équilibre. 146

§. LXXXVIII. L'intérêt courant de l'argent est le thermomètre par où l'on peut juger de l'abondance ou de la rareté des capitaux ; il est la mesure de l'étendue qu'une Nation peut donner à ses entreprises de culture, de fabrique & de commerce.149

§. LXXXIX. Influence du taux de l'intérêt de l'argent sur toutes les entreprises lucratives. 151

§. XC. La richesse totale d'une nation est composée 1°. du revenu net de tous les biens-fonds multiplié par le taux du prix des terres, . de la somme de toutes les richesses mobiliaires existantes dans la nation. 152

§. XCI. La somme des capitaux prêtés ne pourroit y être comprise sans double emploi. 155

§. XCII. Dans laquelle des trois classes de la Société doit-on ranger les capitalistes prêteurs d'argent? 159

§. XCIII. Le capitaliste prêteur d'argent appartient, quant à sa personne, à la classe disponible.

§. XCIV. L'intérêt que retire le prêteur d'argent est disponible, quant a l'usage qu'il en peut faire. 161

§. XCV. L'intérêt de l'argent n'est pas disponible dans ce sens, que l'Etat puisse sans inconvénient s'en approprier une partie dans ses besoins. 162

§. XCVI. Objection. 165

§. XCVII. Réponse a l'objection. 166

§. XCVIII. Il n'existe de revenu vraiment disponible dans un Etat, que le produit net des terres. 167

§. XCIX. La terre a aussi fourni la totalité des richesses mobiliaires ou capitaux existants, & qui ne sont formés que par une portion de ses productions réservées chaque année. 169

§. C. Quoique l'argent soit l'objet direct de l'épargne, & qu'il soit, pour ainsi dire, la matiere premiere des capitaux dans leur formation, l'argent en nature ne forme qu'une partie presque insensible de la somme totale des capitaux. 172

 

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